KALI

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Lieu : Limonest

Superficie : 600 m²

Client : Professionnel

Création de bureaux

Année : 2025

Le projet Kali c'est 600m² de plateau libre à penser et à équiper pour que les équipes de Kali puissent prendre place dans les lieux.

Comme pour chaque nouveau projet, je prends le temps de découvrir et d'analyser ce qui pourrait être un support de création : les valeurs, l'énergie, les personnalités, la dynamique interne... c'est mon point de départ. Toujours.
Et après, l'idée c'est de transmettre avec les mots et convaincre avec les images pour construire des intentions architecturale au travers de mes plans et dessins. Réflexion sur les flux, le mouvement, la lumière, les zones d'impact et celles plus discrètes...
Pour ensuite donner du corps à tout ça avec des finitions précises, des matières changeants et des sélections de mobilier pointues.
Chaque choix est le résultat d'une étude, de compréhension et de travail du détail. Parce que ce qui est important surtout c'est de ressentir l'atmosphère d'un lieu qu'on a créé.

Bienvenue.

Photographies : Maxime Cordier

Pour les nouveaux bureaux de Kali, l’ambition était de briser les frontières entre espace de travail et lieu de vie. J'ai conçu cette cuisine comme le véritable poumon social de l'agence : un espace ouvert, décloisonné, où la convivialité n'est plus une option mais le fondement même de la performance collective.

CUISINE

L’élément central, un îlot monumental aux courbes organiques, a été pensé pour fluidifier les interactions contrastant avec les codes souvent rigides du monde de l’entreprise. Sa forme douce, sans angles vifs, invite les équipes à se rassembler naturellement, que ce soit pour un café matinal, un déjeuner partagé ou une session de brainstorming informelle.

On poursuit avec l'espace déjeuner et cette (imposante) table que j'ai dessiné pour que toute l'équipe puisse s'installer et partager un moment.

ESPACE DÉJEUNER


Ici, les collaborateurs s’installent et passent plusieurs heures à développer et faire avancer leur business alors je voulais qu’au travers de l’agencement et du traitement des volumes, la cohésion se fasse sentir.

Des îlots de travail pour regrouper et encourager la synergie des unités, de la clarté pour les revêtements dans le but de laisser respirer l’espace qui est déjà source de forte activité. Des végétaux pour ré introduire du vivant et des respirations ainsi que des séparations légères et du vitrage pour conserver une lisibilité intuitive.
Toujours dans l’atmosphère kali même avec un rythme varié.

Au-delà de tous les espaces pensés pour accompagner les différents temps du travail, je n’ai toujours pas présenté l’espace principal : l’open space.
Le bâtiment offrait déjà une écriture architecturale que je ne souhaitais pas contrarier : une lumière naturelle en périphérie et un cœur de plateau plus enveloppé, plus tamisé.
L’open space s’est alors imposé comme une évidence en façade, là où la lumière circule pleinement, pour offrir aux collaborateurs un cadre de travail baigné de naturel, tout au long de la journée.
Parce que la lumière n’est pas un détail.
Elle conditionne le confort, l’énergie, la concentration. Elle participe directement au bien-être au travail.

OPEN SPACE

Il y a les grands espaces ouverts, ceux dans lesquels le regard circule librement. Puis, il y a les espaces plus confidentiels pour lesquels il faut savoir cadrer le tableau.
La direction décorative du projet Kali est volontairement affirmée avec des choix contrastés synonyme de liberté et d’audace.
Mais pour moi, ces bulles servent à l’équilibre du lieu.
Un peu comme des parenthèses dans le rythme du plateau.
Je voulais des espaces traités comme des interstices et pensés pour des échanges qui comptent. Plus que la fonction seule, il fallait qu’une ambiance s’installe, aussi légère que possible mais suffisamment présente pour se faire sentir.

PHONE BOX

Le salon confidentiel, c’est clairement l’une des pièces maîtresses des bureaux de Kali
On avait besoin d’un espace plus intime, plus feutré… mais avec une vraie présence, du caractère, et une sélection d’éléments qui raconte quelque chose.

Je voulais que ce lieu ressemble aux échanges qui vont s’y passer : des discussions posées et parfois sensibles, souvent importantes.
Donc surtout pas un salon d’entreprise froid et impersonnel. Ici, on est sur de la chaleur, un traitement presque “habitat”, et du mobilier choisi avec beaucoup de soin dans les associations matières.

The place to be.
La salle de réunion principale.

Je l’ai pensée comme un espace central, celui où tout se joue vraiment.
Celui où on se pose, où on échange, où les décisions se prennent.
Une salle qui donne envie.

16 personnes peuvent s’installer autour de cette table, dans une pièce à double lecture.
Ouverte quand elle doit l’être, plus fermée quand c’est nécessaire.

Entièrement vitrée, on garde le visuel, on garde la vie autour.
Et puis le rideau permet de basculer : on vient fermer, rendre l’espace plus intime, plus confidentiel.

Je ne voulais pas d’une salle de réunion figée.
Mais d’un espace qui s’adapte simplement sans jamais perdre sa place dans le projet.

Modulable mais toujours avec allure.

SALLE DE RÉUNION

Pensé pour favoriser les discussions de direction, le bureau du CEO intègre un salon privé, c'est d'ailleurs le seul bureau qui en compte un. Cet aménagement invite à la confidence et au confort, permettant d’aborder les sujets les plus complexes lors d’échanges au long cours.

Dans cet univers plutôt masculin, il fallait essayer de souligner le bureau de la dirigeante avec une touche féminine, mais toujours en cherchant l'équilibre, la relation.

La sensibilité décorative et la direction artistique, c'est accompagner les clients dans la sélection d'œuvre pour raconter une histoire.

Ici, avec un vrai coup de coeur, c'est LRNCE qui a pris place. Assez étonnant quand on connaît l'univers colorée que représente cette designer. Et pourtant le pari est réussi chez Kali

Bureau

Zoom sur le travail de volume et la cohérence architecturale.
Le bâtiment qui accueille le plateau de Kali, imaginé par Soho Architecture s’exprime à travers une écriture fluide, portée par la courbe.

Il était donc pour moi indispensable que mon projet s’inscrive dans la même dynamique. Je ne pouvais pas créer un décor « rapporté ». Il fallait dialoguer avec l’existant pour s’intégrer naturellement.

J’ai donc choisi de suivre les lignes plutôt que de les contraindre. Et de laisser la structure guider l’architecture d’intérieur.

Des cloisons courbes, des verres cintrés, des décrochés de faux plafonds arrondis, et beaucoup de modules menuisés aux lignes « wavy » viennent rythmer le plateau.